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Lutter contre les violences faites aux enfants, une priorité, un combat…

Violence verbale, physique, harcèlement scolaire, viol, les violences auxquelles sont trop souvent confrontés nos enfants peuvent prendre plusieurs formes, et peuvent avoir des conséquences dramatiques. L’actualité nous le rappelle chaque semaine.

 

Si le constat est facile, mettre véritablement en place des mesures efficaces pour détecter, et même prévenir ces violences, relève d’un combat et d’une volonté plus profonds que je porte depuis plusieurs années, comme médecin scolaire, médecin de prévention, conseillère départementale et députée.

 

Afin d’agir concrètement sur le territoire, j’ai souhaité apporter mon aide à l’association « Les Papillons » présidée par Laurent Boyer. Lui-même a été victime, à l’âge de 9 ans, de viols de la part de son frère. Il en témoigne dans son livre Tous les frères font comme ça.

Les projets de l’association, qui ont déjà fait l’objet de publications sur ce site, sont à retrouver en détails sur le site https://www.associationlespapillons.org.

 

A l’occasion du 3ème confinement de ce mois d’avril, j’ai sollicité, en partenariat avec les référents départementaux de l’association, le bailleur social Mon Logement 27, afin qu’il participe à une campagne d’affichage dans les immeubles.

L’affiche, très parlante, donne accès à la boite aux lettres numérique de l’association, et permet la libération de la parole des enfants victimes, ou témoins de violences ou harcèlement.

 

Je remercie Catherine Delalande, vice-présidente de MonLogement 27, qui a accueilli cette initiative avec enthousiasme.

Les affiches sont progressivement disposées dans les halls d’immeubles, 500 au total, dans tout le département.

Pour autant, mon combat aux cotés de l’association ne s’arrête pas là. L’objectif premier étant d’installer des boites aux lettres physiques dans les lieux qui accueillent les enfants (écoles, périscolaire, clubs sportifs).

Le travail mené avec l’éducation nationale par Laurent Boyer, pour permettre la présence des boites dans les écoles, reste semé d’embuches. Mais il sait pouvoir compter sur le soutien de nombreux Députés. J’ai cosigné un courrier adressé mardi à Jean-Michel Blanquer pour solliciter une réunion avec lui et travailler sur le sujet.

 


Les boites aux lettres sont utiles, comme l’atteste Laurent :

« Depuis le début de l’année, 216 mots ont été déposés par les enfants dans les seules 22 Boîtes aux lettres Papillons© actives dans les écoles (et 1 dans un centre aéré). Ces mots ont entraîné 18 informations préoccupantes transmises aux différentes CRIP des départements concernés. Ces informations ont toujours été suivies et 10 ont été transmises au Procureur de la République. 30 % des mots concernent du harcèlement scolaire, 20 % des violences physiques, 12 % des violences sexuelles. 60 % des écrivants sont des jeunes filles. Nous avons reçu des mots d’enfants de 7 à 16 ans. »


 

Dans notre département, plusieurs villes œuvrent déjà aux cotés des Papillons, je salue l’engagement des bénévoles qui ont fait le choix de donner de leur temps pour les enfants.

Je continuerai à mener ce combat avec eux.

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